Réalisateur : Emir Kusturica
Acteurs : Bajram Severdzan, Florijan Ajdini, Branka Katic...
Année de sortie en salles : 1998
Titre original : Crna Macka, Beli Macor
Durée : 2h07
Il s'agit juste d'un hasard si j'ai choisi ce film-ci de Kusturica pour commencer à visualiser l'oeuvre du réalisateur. Oeuvre qui en impose
d'ailleurs avec pas moins de deux palmes d'or et une du meilleur réalisateur. On retrouve ici des traits caractéristiques, comme le scénario déluré ou une bande son grandiose, entraînante et
omniprésente. La musique irrite un peu au bout d'un moment, et Emir pousse parfois le bouchon un peu loin, ce qui fatigue vraiment. Les acteurs surjouent énormément, et c'est parfait car cela
sert à l'ambiance burlesque du film. J'ai préféré Arizona Dream, mais je pense que les spectateurs de Kusturica auraient du mal à désigner son "meilleur" film, au vu de la qualité
conservée au long de sa carrière. Chat Noir, Chat Blanc est divertissant, mais trop c'est trop, aussi pour les meilleurs. Il reste cependant un grand film, mais cela semble parfois si
simple qu'on l'oublie.
Mon avis : 15/20
Réalisateur : David
Cronenberg
Acteurs : Viggo Mortensen, Naomi Watts, Vincent Cassel...
Année de sortie en salles : 2007
Titre original : Eastern Promises
Durée : 1h40
Un voyage au coeur des réseaux criminels russes à Londres qui s'avère accrocheur. Pour bien rendre cet univers ultra-violent dans une ville déjà
glauque au départ, Cronenberg se doit d'être dur, et marque. Bien que l'intrigue ne soit pas bien prenante, les acteurs se montrent parfaits et les personnages masculins sont tous très
flegmatiques. Le rythme est assez lent, au point qu'on en décroche parfois mais l'essentiel est là : un contact visuel avec le plus dur de la mafia qui choque, et sert presque de documentaire. Un
film unique en son genre, dont la réalisation et le jeu d'acteur valent le détour, mais que beaucoup ne pourront pas supporter.
Mon avis : 14/20
Réalisateur : Christopher Nolan
Acteurs : Christian Bale, Katie Holmes...
Année de sortie en salles : 2005
Durée : 2h19
N'étant pas familier avec les films de super héros, et comme Batman n'offre que l'embarras du choix, je n'avais jamais eu l'occasion de voir
cette adaptation. C'est maintenant chose faite, et je m'avoue surpris de la tournure du film, très dynamique et technologique. On découvre un sympathique passé au héros, interprété par Christian
Bale, un bon choix en matière d'acteur : jeune, convaincant et pas trop connu. La plus grande partie du film est dédiée aux "fondations" de la série, l'origine du Batman, ses convictions et sa
vie sentimentale, ce qui en fait surtout un film préparatoire pour Le Chevalier Noir, dont la sortie en salles est imminente. L'action ici est alors limitée, en longueur comme en
suspens, et elle sert surtout à ce que l'on ne s'ennuie pas. Le Joker n'est pas présent, car il est clairement réservé pour le deuxième opus, qui s'annonce comme explosif, mais aussi très abouti.
Batman Begins n'est pas exceptionnel mais c'est l'amorce de Christopher Nolan pour le reste de sa série, et ce concept à lui seul est intelligent et véritablement accrocheur. Même si
l'attente de trois ans en a découragé certains, l'ambiance est réussie et le Batman nouveau s'avère ne pas être juste un blockbuster de plus, à la différence du nouveau Hulk.
Mon avis : 12/20
Réalisateur : Peter
Weir
Acteurs : Robin Williams, Ethan Hawke...
Année de sortie en salles : 1990
Titre original : Dead Poets Society
Durée : 2h08
Par le réalisateur du Truman Show, voici ce qui s'avère être le meilleur film de Robin Williams. En effet, il est très loin de
Jumanji ou Flubber, c'est à dire du champ de prédilection de l'acteur, la comédie. Se déroulant dans une école privée des années 60, Le Cercle Des Poètes Disparus est
réaliste, innovant, sans être triste. On suit une vraie progression de comportement chez les élèves, les seuls personnages importants à part Williams, qui incarne un professeur de littérature. Le
film a d'ailleurs été un tremplin pour beaucoup des jeunes acteurs, car ils apparaissent ici passionnés et crédibles. Le scénario est une perle, et on doit regarder au delà de la philosophie
"carpe diem", car ce sont surtout le sens de l'entreprise et la liberté qui sont glorifiés ici. La réalisation est bonne au point que le film paraît avoir seulement quelques années, et
nous mette aussi d'assez bonne humeur malgré la longueur et le sujet du film.
Mon avis : 17/20
R
éalisateur : Ari Folman
Année de sortie en salles : 2008
Titre original : Waltz With Bachir
Durée : 1h27
Ce n'est pas parce qu'un film est à propos d'histoire qu'il est forcément intello. Valse Avec Bachir nous prouve cela d'une bien belle
manière. Avec un scénario intelligent, mais qui ressemble beaucoup à ceux de nombreux téléfilms d'Arte, Ari Folman mise donc sur quelque chose de différent pour attirer le spectateur. Et ce
quelque chose, c'est le dessin animé, qui ici n'a rien d'enfantin. Magnifique, vif et coloré, il parvient à rendre intéressants des entretiens généralement ennuyeux, et à nous faire garder les
yeux sur l'écran. Rien de nouveau n'est dit sur la guerre du Liban ou les massacres de Sabra et Chatila, mais c'est une claque pour ceux qui n'y sont pas familiers. Oubliez tous préjugés si vous
allez voir ce film et n'hésitez pas à amener vos enfants (pas trop jeunes non plus), car eux comme vous en ressortiront secoués. Alors que les fictions documentaires étaient appréciées au dernier
festival de Cannes, Valse Avec Bachir, un chef d'oeuvre du genre, est incompréhensible reparti sans rien. Allez comprendre...
Mon avis : 17/20
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